cerfCathartique avais-je écrit, cathartique je vais me montrer, because of plein le dos de cette semaine. Elle est pas bonne, n'en déplaise à mon respect pour l'existence en général.

Ça a commencé tôt, dans mon dressing où non, je suis désolée, je ne vois rien à porter de choubawiz. Quatre vingt futals noirs et PAS celui qui me sauvera la mise. Trente hauts de couleur mais aucun pour me secourir la mine. Trop froid pour les nus-pieds, pas assez pour les bottes, plein les talons de marcher en ballerines (voui c'est joli mais je suis NAINE).

Après m'être recouverte de braies à l'harmonie discutable, direction le travail: ignoble ambiance, on est tous tendu à bloc, comme si on était rémunéré au kilo de muscle bandé, les échanges sont très enrichissants -à base de fiel+ débinages+ ralages (car chacun a la nette sensation de travailler plus  et mieux que le voisin, en gagnant moins, et on est du coup moins enclin à la franche rigolade)-. Très nauséeux, et ce n'est pas la cantine qui va arranger le maelstrom. Quand tu as le choix entre des haricots plus gras que les frites et des frites moins cuites que le camembert, un poisson élevé en batterie et une viande pêchée en eaux sauvages, hein, tu finis par te rabattre sur le dessert qui affiche un taux de lipides/glucides supérieur à la normale saisonnière et qui te fout à dos la communauté Dukan (sisi, y'en a encore) occupée à faire infuser les arêtes de sa viande pour en faire du bouillon protéiné.

Je pensais digérer grâce au fumage de douze clopes (conseillé pour mon rhume qui traîne, l'éclat de mon teint, mon haleine fraîche, et l'assassinat par étouffement du sillage de parfum qui espérait tenir jusqu'au soir). Perdu, j'ai croisu le directeur, et surtout son regard condescendant ("pauvre petite merde nicotinique intoxiquée" qu'ils m'ont dit, ses yeux).

Qu'est ce qui ensoleille cette semaine pleine de pourritude?

-mon cours de Pilates (plus ça va, mieux je me tiens, mieux je porte, je sors de là avec la pêche et la banane alors qu'à la danse je ressors essorée et humiliée par les remarques pédagogiques de ma prof qui est sympatoche mais exigeante avec mon corps de 63 ans.)

-regarder un sketche avec ma coupine, d'ailleurs faire quoique ce soit avec ma coupine, qu'est ce qu'on se marre.

-le passage du livreur-au-camion-Super-U, alias le garçon qui met des short douze mois sur douze, qui a tellement un super joli petit U qu'on l'a surnommé, fort à propos Jésus Christ (JC, comme Joli Cul, à l'origine, mais vu qu'on travaille quand même dans un établissement catholique, on s'est dit que ça serait plus envisageable de scander "Jésus Christ! Jésus Christ! Jésus Christ" lorsqu'il arrive avec ses cartons de livraison. Du coup on est 'achement bien vues et  c'est nous qu'on va être "employées du mois", grâce à l'apparition de notre Sauveur).

Là dessus, c'est le mois d'octobre...et je ne devrais pas déprimer maintenant, car c'est au mois de novembre que c'est sensé arriver. Y'a plus de saison.