Je pourrais me contenter du dessin précédent pour illustrer combien ce week-end me paraît salutaire, après une semaine comme je n'en vois que huit fois par an, mais qui me laisse exsangue.

Oui, tout le monde travaille, je sais, tout le monde en a parfois ras le biniou de passer huit heures/ jour au bureau, mais moi j'ai un blog à but cathartique, un espace où le but c'est de vider son trop-plein de tout ça. Vous devriez en faire autant, c'est très bon pour les nerfs (et si vous commencez comme moi les conneries du type "gribouillons ensemble sur un logiciel de dessin pourrave", vous noterez que c'est également tout à fait indiqué pour flinguer le nerf optique prématurémént).

*Los Momentos Pourritos de la semaine*

-Mettons de côté le travail en lui-même, juste situons: 7h30, j'étais déja au bureau. 7h 30 c'est la nuit, je cherchais la serrure dans le noir, je croisais l'agent de sécurité qui s'occupe des rondes nocturnes (qui m'a demandé si j'avais, sic, "l'autorisation de pénétrer sur le site aux heures de nuit", hahaha c'te blague) et juste ça: n'importe quoi, on est d'accord.

-J'étais responsable du "Tout ce qui compte cette semaine", ce qui m'a donné, dans mon périmêtre de confort, autant d'élasticité qu'un vieux slip. Genre: si cette chose ne fonctionne pas, c'est Moi. Si il y a du retard, c'est encore Moi. Pour que tout fuse, toujours Moi. Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, ou déléguer, viens vers Moi. Situation hautement gratifiante (sauf que la gratification, j'ai pas eu le temps de m'en repaître, vu qu'on avait besoin de Moi ici, et puis là aussi, tiens,  je ne pouvais pas y aller, vu que j'étais ailleurs).

J'ai absolument horreur de ce type de postulat. Non que j'aie peur de me planter -car je suis tellement professionnelle, hahaha-, mais j'aurais apprécié, comme tous les gens avec qui je bosse, m'en prendre à Moi quand j'avais les nerfs. (Depuis 7h25 lundi matin, donc).

-Comme je suis légèrement perfectionniste (hystérique), j'ai mis de côté la pause déjeûner (quel dommage, j'ai loupé les oeufs mimosa) pour peaufiner ce qui aurait pu vaciller, des fois que. Du coup, au goûter de chaque journée j'ai fait des repas, donc fatalement le soir je n'avais plus faim du tout, en revanche à deux heures du matin, si. Autant dire qu'après quatre biscottes beurrées, l'affaire était dans le sac, et au petit matin, miracle, la graisse était dans le cul.

-On a organisé un pot pour les 40 ans d'une collègue, j'étais tellement à la ramasse qu'au lieu de m'en tenir à un "joyeux-z'anniv-excuse-j'ai-pas-eu-le-temps", j'ai trouvé malin d'offrir un rosier en pot (en me disant: "ça fera l'affaire, la dernière fois -ché p'u pour qui-, ça avait eu son petit impact", la dernière fois, donc, tout le monde s'en souvenait dans le bureau, c'était pour un enterrement. Yeah. Recommence, ne te gêne pas M. quand tu as des idées).

-Je ne me suis pas maquillée de la semaine, en revanche j'ai posé pour quelques photos officielles (j'ado-re ce manque d'éducation du journaleux qui insiste lourdement devant ta hiérarchie/ ton président "allez, rien qu'une petite" et qui te mitraille comme si t'étais Mandela), ce qui ne manquera pas de me jeter définitivement dans les oubliettes de la beauté. Et puis tant qu'à poser pas maquillée, autant que ce soit encadrée par deux connasses créatures blondes déléguées à l'évènementiel dans ma bonne ville.

-J'ai confondu pas mal de choses (à l'origine insignifiantes mais à la fin= gros bordel). Genre le costume-tailleur avec un sweat-shirt (oui, a priori c'est cool mais a fortiori c'est: négligé). J'ai étendu -en même temps que le linge- mes disques à démaquiller (enfin juste un, mais je m'en suis rendue compte après). J'ai apellé Anita "Anastasia" et lorsqu'elle m'a roulé de gros yeux réprobateurs j'ai crié (petite chose épuisée que je suis) "Putain, ça va, on s'en branle, le début et la fin c'est pareil non?" . Ce qui n'a rien de vulgaire, simplement: Pauvre petite chose épuisée.

-Quand je suis arrivée à vendredi, les rotules rapées par ces cinq journées en enfer, je suis allée prendre un café (seulllllllllle, sans bruiiiiiiiiit) sur le Port. Je contemplais mon déca fumant quand il s'est mis à bringuebaler. J'en ai profité aussitôt pour houspiller mon voisin de table ("Naan mais attention, quoiii!!!"), je suis partie de la terrasse légèrement re-irritée.

(En fait, il s'est avéré qu'il y a eu un tremblement de terre à ce moment-là. Ah. Oui, cela arrive. Du moins c'est arrivé. Signe qu'il était temps de basculer le bouton sur off).

 

On est toujours vendredi soir. Demain il semblerait que le mauvais temps soit au rendez-vous. On ne pourra PAS sortir, on DEVRA rester au chaud dans son canapé à lire et boire plein de thé.

J'avais décidé de reprendre les essais nucléaires, voire de dissoudre l'assemblée, finalement je vais juste en profiter pour prendre du repos, du recul aussi, et dormir les trente cinq heures qui me manquent.