2013, on s'en fiche de la nullité des titres. Bon, je poste, je poste, la journée a été pourtant absolument insipide, atone, vide, j'ai eu mal au bide (gastrooooo??? Peur!!!!!) envie de retourner chez moi pour vautrer comme une iguane à lire des post qui ont vu le jour en 2009, à me demander quelle couleur j'allais poser sur mes ongles (résolu: rien), à dormir, vu que ce matin j'ai eu la sensation d'être interrompue par la sonnerie de mon réveil. 

Breeeeef. J'ai juste continué à souffrir du bide en silence en croisant les doigts pour que le virus m'oublie trois minutes et aille poursuivre son invasion sur n'importe qui d'autre dans le bureau. Je suis retournée chez moi vite fait pour réceptionner des news bottines (merci ebay) (je n'avais plus du tout mal au ventre à ce moment là), ce qui m'a semblé hautement profitable si ce n'est que mes espoirs d'avoir le plus microscopique relent d'envie de bosser sont décédés à l'instant où j'ai franchi le portail de chez moi. 

J'ai passé le reste de ma pause à zoner sur internet sans aucune relation avec l'activité rémunérée qui m'emploie habituellement. Le genre de journée que mon père, ce héros, qualifierait d'absurde. 

Demain, je passe dans la zone d'urgence, celle où je rattrape le retard accumulé pendant la semaine, avec la trouille au bide, (ça ou une autre provenance) non sans un certain brio, ce qui n'aide pas du tout à acquérir de nouvelles méthodes de travail (pourquoi changer ces méthodes de la pure win? Alors que si ça se trouve il y aurait un public prêt à débourser le prix fort pour connaître le secret de cette précipitation fertile de fin de semaine. L'idée mérite d'être réfléchie).

Présentement j'élève mon esprit en terminant Naissance de la tragédie -si, si-, mais Époux me met des bâtons dans les rouages en regardant une émission sur les hits les plus discutables du monde de la chanson, où se déhanche le chanteur d'Europe (si, si), ce mec est dix mille fois plus coiffé que moi un soir de gala, a trois fois plus de fond de teint que l'ensemble de l'offre de Sephora, et un décolleté farouchement allumeur (le chanteur d'Europe, pas mon mec), et j'ai encore une impression assez solide, celle que je n'écoute plus du tout la parole éclairée du philosophe vu que je suis happée par cette espèce de débauche capillaire (quand même, imaginez en français "c'est le compte à rebouuuuuuuuuurs") (le compte à rebours de mes dispositions neuronales aussi). Tout ça en tapant sur ma tablette. Lamentable.

Demain, si j'ai le courage, j'expliquerais au monde comment j'espère retrouver de l'entrain pour des activités parfois incroyablement fades (organiser des activités éducatives barbantes pour favoriser la cohésion (de lycéens qui ne pensent qu'à cohérer entre eux dès que possible), monter une sortie pédagogique dans le but à peine dissimulé d'aller promener à Nice avec ma copine, regarder par la fenêtre qui donne sur la cour de l'école pour m'apercevoir que Poupoune a retiré son pull dès que j'ai eu le dos tourné et qu'il est découvert alors que dehors c'est la Sibérie, finir des power point plus atroces les uns que les autres, chercher la trace des élèves qui n'ont pas rendu le formulaire B579, commander des autobus pour les fourrer d'élèves, tout ça).

Quel bordel, pauvre France.