Que de déceptions mes amis ces derniers temps. Bien sûr, il n'est pas question de déballer ici l'actualité politique, en fait j'en ai rien à foutre (en fait, si, j'ai une opinion très tranchée sur ce qui se passe mais ce n'est pas le lieu, ici je reste light, consensuelle, zentille, etc). 

Le climat télévisuel ressemble aux relations entre la Corée et les USA: pas vraiment doux, pas très sympatoche, c'est la bataille et même Top chef part en cacahouette en éprouvant les petites brebis égarées de la cuisine dans des émissions aussi curieuses, longues et stupéfiantes de non-intêret général (si quelqu'un a compris cette phrase, ben..bravo).

Il pleut des cordes, tout le pays est en phase, en osmose, oui, comme en juillet 98 mais "1-2-3-0 et Zidane président" en moins, tout le pays sur la même longueur d'ondes: le printemps c'est plus ce que c'était, non mais allo dérèglement climatique, et il est où le réchauffement climatique, et quand est-ce que je vais pouvoir porter les tee-shirt que je me suis offert (avec l'idée que "ça va faire venir le printemps" Oué, bof) quand vais-je pouvoir abandonner ma bb cream au profit de l'écran solaire? 

Réponse: jamais, mieux vaudrait ne plus penser en termes de jours, de mois, de semaines, non, tout ça c'est terminé, on nage en plein délire biblique apocalyptique. 

Je ne fiche rien (=je travaille comme jamais) (enfin, j'espère que je ne suis ni en train de redéfinir ma perception du taf, ni en voie de donner à mon humble employeur l'habitude d'un service aussi surmené, aussi hystériquement efficace, aussi économiquement profitable). Je mange du chocolat à longueur de journée (longue, donc), offert par la voisine, offert par les parents d'élèves, offert par mes collègues, offert par E.Leclerc et moi même. 

Si on va dans ce sens, l'absence de soleil, donc l'impossibilité de porter autre chose que des fringues molles, chaudes et enveloppantes (cache misère? Quoiça?) c'est plutôt complémentaire. Parce que là, présentement, le maillot de bain, le short, le débardeur..faudrait que j'arrive à les enfiler, le moi de l'année dernière semble s'être multiplié en termes de volume, j'ai plus d'énergie pour aller puiser dans le sachet de shokobons (rhaaaa les shokobons) (et la pralinoise, vous connaissez ce truc diabolique? Mais la pralinoise, quoi, le bonheur dans du papier jaune) que pour lacer mes baskets dans le but d'aller courir.

Donc, entre l'organisation d'un tournoi de grimpé d'étages en ascenseur,  l'intégration de cinq fruits et légumes par jour entre mes repas essentiellement composés de féculents et de fromage, l'abandon de toute velleité de restriction lipidique, il vaut mieux s'en tenir là. À la prochaine, monsieur le beau temps.