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Des luuuustres que je ne suis pas venue m'épancher (ou alors je ne me souviens pas, ce qui est tout aussi probable), blablater, tout ça à cause des vacances de l'obligation qui a été mienne d'aller bosser pendant mes vacances.

Donc ce ne sont plus vraiment des vacances, on est bien d'accord (moi je suis bien d'accord). Je tiens à dire à la poignée de connards d'employés du ministère de l'éducation, ceux là même qui ont eu cette glorieuse idée de bouleverser, oui, chambouler même les échéances scolaires, donc l'organisation d'icelles (la colère me fait rendre mon ancien français), dans le but de...de quoi, au fait? Pourquoi, diantre, pour-quoi changer des dates deux semaines avant les dates prévues? On va tous mourir au mois de mai et il faut que les élèves passent quand même leur bac? Ils souhaitent partir en vacances plus tôt, parce que les billets d'avion sont moins chers début juin? C'était le concours de l'idée la plus con du service? Ils ont juste envie de me casser les bonbons et ni**** mes vacances de Pâques? Ah, c'est ça, fallait le dire tout de suite.

Sinon j'aime bien les fonctionnaires, hein, le souci est juste que je ne comprends PAS ce type de modification en plein milieu du calendrier.. 

Bref, passons. Il y a de plus grands scandales. Par exemple, ils ont sorti Joris de Top Chef. 

La première semaine, j'essayais -méthode coué- de me convaincre que les vacances, c'est trop cool, c'est génial, bref, j'essayais de ne pas maudire intérieurement la petite sonnerie logée dans un coin de ma cervelle qui me disait sournoisement "profites Simone, ça ne durera pas" (saloperie de sonnette). Pour être sincère, j'ai quand même réussi à en tirer parti.

Poupoune ayant un stage de foot tous les jours à l'autre bout de la ville, j'en ai (allègrement) profité pour:

- Sortir maillot de bain, crème solaire, casquette, livre de grande littérature (gag), fouta, tout le matériel indispensable à la fille de la plage que je redeviens dès que les rayons du soleil reviennent.

- Choper une lucite carabinée, malgré protection solaire, couvre-chef, mois d'avril. Une vraie, digne d'un mois de juillet où on se serait exposé entre 12h et 14h, sur un bateau, avec de la graisse à traire. Je dis: balèze, Simone.

- Observé avec attention la faune (pour pas qu'elle me déjecte dessus alors que je suis zen sur le sable les yeux dans l'eau), la flore (la présence de paddlers tankés comme des armoires à glace). Pris mes premiers bains de mer (14°, tu peux le faire).

- Siroté des cafés à 9h du matin sur la croisette à peine éveillée (LE truc qui me réconcilie avec 1) ma ville turbulente 2) la vie en général et le principe de lever tôt pendant des vacances 3) heu, avec le café). 

- Siroté des milk shake chez Vilfeu, pâtissier cannois que je salue bien bas. Ne dit-on pas "Joie de la papille, bonheur de la fille"? Non? Bah on devrait. Vilfeu, c'est le coin idéal pour un snack gourmand, dans un décor oldie et coloré. Un jour, je prendrais en photo les magnifiques créations (un jour où je ne serais pas littéralement tombée tête la première dans le lait de soja-calisson, par exemple) (oui, Dieu est parmi nous).

- Débuté le yoga. Parce qu'il paraissait urgent de me relaxer l'esprit. Pris, subséquemment, les plus monstrueuses courbatures de ma vie de sportive (mytho) (pour la vie de sportive, hein, pas pour les courbatures) (la vaaaaache, ça fait hyper mal). 

- Changé totalement, irréversiblement d'avis sur cette discipline. Non, c'est pas juste de la méditation. Oui, il y a des postures hyper physiques. Oui, ça bouleverse le corps à un point que j'imaginais même pas. (Sinon je n'y serais pas allée aussi décontractée). Oui, ç'aurait été judicieux de penser qu'on allait pratiquer sans ses chaussettes. Donc, avoir des pieds présentables. Mais ne nous étendons pas, merci, ça va bien hein.

- Pris du bon temps et du bon air, de l'amour et des câlins à la campagne, chez Pôpaaaaaa. Nature vertissime, ciel bleuissime, nièces sublimissimes et chou-issimes. Manger des merguez et du taboulé libanais les pieds nus dans l'herbe en regardant les papillons papillonner et les grillades griller (ça aurait pu être les grillons), c'est une montée de plaisir immense.

- Tapé des siestes de 18h à 19h30, en me moquant des conséquences sur mon sommeil de la nuit à venir (bon, en même temps, je dors tout le temps, à n'importe quelle heure, c'est l'un de mes grands kiffs dans l'existence) (n'allons pas jusqu'à là, mais j'aime bien).

 

Oui, en fin de compte, la première semaine était absolument parfaite. Voyons donc le verre à moitié plein. (De milk shake).

 

Patisserie Vilfeu, rue du Bivouac Napoleon / rue Buttura, Cannes (en face du palais des festivals).

 

N.B: oui j'ai utilisé trop de fois le mot vacances pour être honnête. Fixette?