Je crois que j'ai rien posté depuis longtemps, très longtemps. Ou alors je ne m'en souviens pas, ce qui est totalement probable, vu le peu de pauses que je m'accorde, oups, pardon, que le temps m'accorde, écrire des phrases, avec du sens et une grammaire correcte est environ la dernière des choses à laquelle je pense le soir en m'endormant, juste après *je vais mourir si ça continue* (oh vous pouvez rire, j'ai raison: je vais mourir, si ça continue, et vous aussi, et tout le monde va mourir si ça continue, alors ça va, hein).

Non que je manque d'envie de me plaindre, non, j'aime toujours autant gémir au sujet des cadences infernales, des dossiers qui s'empilent, des papiers qu'il faut remplir, de la difficulté de se garer dans le VIIIeme (comment? On me dit que je n'ai pas de voiture? Que jene vis pas à Paris?), de l'arnaque surle menu de la cantine qui propose "glace" en dessert et me sert un cornet de pâte à l'eau sans chocolat au fond du cornet (reeeeeeembouuursez), voilà, je pourrais, hein, c'est pas le problème.

Mais disons que mon quotidien se compose de missions tellement PAS affriolantes que j'hésite toujours deux fois avant de vous décrire par le menu la logistique de compétition que je mets en place pour, par exemple, faire passer des épreuves à des élèves qui se plaignent, d'ailleurs, sans se rendre compte que la vie de lycéen, globalement, c'est juste: le Paradis, sans autre horizon que de rebeller, dormir dix heures en semaine, faire la noce le week-end, descendre des litres de rosé en chantant des hymnes à la beuverie, rouler des pelles à tout va, et ce sans aucune conscience au sujet de ce que le monde leur réserve. 

Donc je ne m'étendrai pas, oh non, sur la nécessité de préparer des bordereaux, des listes d'émargement, de mettre des sujets au coffre, et ZZZzzzz...

Je ne reviendrais que lorsque ma vie sera redevenue normale, quand j'aurais enfin le temps de penser à nouveau à des trucs aussi passionnants que mes nouveaux maillots de bain, les soins capillaires réclamés à cor et à cri par mes cheveux, les courbatures si agréables (si, en vrai de vrai) (peut-être suis je maso) que je contracte au yoga car oui, dans une vie qui me semble être lointaine je pratiquais le yoga (et même j'avais du temps pour aller faire pipi, oui!!), me rendre au FIF sans me rendre compte que le FIF commence une fois qu'il est terminé (vous ne comprenez pas cette phrase? Moi non plus).

Alors là, je le promets.